QUE FAIT WOOGY?

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  • : Envols de plume, poussée par les wagonnets de mots à cru, mordus, d’humeur ou d’humour, de morts d’amours. Essais de rimes sans frime, de récits en sourdine qu’une main anonyme peut mettre à nu.
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DUO

DUO EN TERRES D'OUBLI

ou la rencontre amoureuse entre une plume et un pinceau

Présentation
                        1. L'octroi

 

 

NOS BLABLAS

Jeudi 3 février 2011 4 03 /02 /Fév /2011 21:45

Pardonne-moi Woogy de t’abandonner ainsi, d’oublier ce soir une prose polie pour laisser à mes mots et mes maux  la morsure d’un cri.

 

Moi qui n’avais déjà plus de vie, que ce petit endroit où je n’ai pas de lit
Comme dans l’écume des jours, les murs ont rétréci  et se resserrent encore, un peu plus chaque nuit
La mort est gourmande, on me l’a fait savoir
Dans les soupirs d’un père dont elle fauche le regard
Et s’accroche aux miroirs où je vois mon départ

 

Me voilà à combattre un verdict assassin

Avec un seul espoir dans le creux de mes mains

Par Woogy - Publié dans : VIE APRES VIE
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 15:09

On a le vague à l’âme

Quand dans les vagues les lames

Nous poussent vers les flammes

D’un ciel qui nous réclame

Notre part d’éternel

Sur la plage de Guidel

C’est la mélancolie

Que l’on attrape ici

Folie douce et fidèle

Sur la plage de Guidel

 

Sur le sable pas d’empreinte

La race humaine éteinte

Des romantiques étreintes

D’une époque défunte

L’âme se fait la belle

Sur la plage de Guidel

L’absinthe m’alanguit

Et je flotte vers l’oubli

Des amours infidèles

Sur la plage de Guidel

 

Ivresse de mes délires

L’horizon me chavire

Je tangue tel un navire

Tendue vers le désir

Et je me donne au ciel

Sur la plage de Guidel

Humide sous les embruns

La dune cambre les reins

Et mon plaisir ruisselle

Sur la plage de guidel

Par Woogy - Publié dans : RIMES
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 15:07

Etre un seul pétale

                D’une fleur tropicale

                Etre ton fanal

                En La de cristal

Pluie de tes étoiles

Sur un grand feu de Bengale

 

Etre une essentielle

Dans l’universel

De ton éternel

Ta confidentielle

Etre parallèle

Dans les ronds de tes voyelles

 

Sur l’aile de nos nuits d’amour

Je me déshabille des jours

Vécus sans toi, sans aucune importance

Ma vie en Aller sans Retour

T’offre un coeur dont chaque contour

Aura de nos âmes toutes les nuances

 

Etre les courants

De tes océans

Un silence, un temps

Faiseur de Printemps

Te donner l’enfant

Te voir à mon dernier instant

 

        Etre tienne...  simplement

Par Woogy - Publié dans : RIMES
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 15:05

Changeons la lumière

Quittons l’atmosphère

Dans ces bulles d’air

Si pures et légères

Et laissons la terre

Pour l’autre univers

Là haut, là haut, là

La noosphère

 

Là où nos âmes vagabondent

A l’heure où sommeille le vieux monde

Sur terre il n’est pas de hasard

On s’est déjà vus quelque part

 

Dans cet univers des possibles

Où il n’est rien d’inaccessible

On s’est rencontré là c’est sûr

Le ciel en garde la morsure

 

Là haut, là haut, là

La noosphère

 

L’amour interdit sidéral

Ca peut s’éteindre comme une étoile

A l’heure où les rêves s’évaporent

Mais le mien franchit les aurores

 

Il vit dans l’ombre des lagunes

Sur la face cachée de la lune

Mon cœur au secret des rebelles

A choisi son pêché mortel

 

Là haut, là haut, là

La noosphère

 

Changeons la lumière

Quittons l’atmosphère

Dans ces bulles d’air

Si pures et légères

Et laissons la terre

Pour l’autre univers

Là haut, là haut là

La noosphère

 

Là haut, là haut là

La noosphère

Par Woogy - Publié dans : RIMES
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 15:02

Je ne voulais pas mourir

Avant que d’avoir vu

Les lunes rouges qui se lèvent

Au large de la grande bleue

Les sorciers aborigènes

Qui réveillent l’âme des arbres

Je ne voulais pas finir

Avant que d’avoir pu

Plonger ma main dans le Nil

Recéleur des secrets du plaisir

Nagé près des baleines

Flotter dans la réserve d’eau

D’un coin de désert où poussent par magie

Des grappes de raisin, dans l’odeur du jasmin

Je ne voulais pas mourir

Avant d’avoir connu

Les tortues aux yeux d’amande d’or

Dans les lagons pacifiques

Aux naufrages romantiques

Et les orques épaulards

Qui viennent se caresser

Aux galets arrondis nappés d’algues douces

Je ne voulais pas mourir

Avant d’avoir connu

La caresse d’un amant qui aime d’amour

La morsure de mon corps qui se damne

A le couvrir de mille plaisirs

Et celle de mon âme vestale

Qui prend soin de sa flamme

Toujours

Je ne voulais pas mourir

Avant de tout donner

Tout ce qui vibre en moi

De folies de passions et de rires

Rassasiant de Vie tout son être

Embaumer son jardin secret de roses anglaises

Qui sentent la pêche et la mangue

Je ne voulais pas mourir

Avant de l’avoir connu

Par Woogy - Publié dans : RIMES
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 15:00

C'était un poisson Fa, à portée d'un bémol

Il aurait bien pu être poisson si, ré ou sol?

Mais seulement voilà, il était poisson Fa

Il plongeait dans les dièses des vagues près des falaises

Il jouait dans les croches des coraux et des roches

Et dormait dans les silences des lagunes où l'absence

D'une dame poisson Fa, dans ses rêves béats

Le noyait de soupirs à en perdre le La

Il demanda aux Tons "en avez-vous connue?"

Mais hélas "trois fois non! Pourtant on en a vus

Et de biens différents au fil des océans!

Il y en a des tout plats, des tout longs, des tout fins, des tout ronds

On a même eu la merlu, le jour où sont venus

D'étranges poissons carrés, pauvres écervelés

Mais foi de morue, aucune Fa noire ou blanche en vue!"

Fa s'est alors traîné sur la plage de Trenet

Là où le vieux piano souffrait encore du Do

Ensemble ils ont chanté, en Fa, sans fatiguer

En fée la dame Fa s’est alors pointée

Et de leur bel canto, en Fado pianissimo

Ils vécurent heureux piano, ténor et soprano

On ne fit pas de vague de leurs tendres ébats

Mais je sais qu'ils eurent beaucoup de petits Fa!

Par Woogy - Publié dans : RIMES
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 14:57

Et si

Dans ce monde ci

Par là et par ci

Flottait comme un parfum de paradis

Et si

En douce par ci

Par là et ici

Se croiseraient tous les fils harmonie

 

Mais avec mes si

Si souvent bémol

Mon cœur en sursis

Se méfie s’affole

 

Mais si

C’était Lui celui-ci

Sans merci pour mes si

De mon âme découvrait un raccourci

Ainsi

Soudain sans soucis

Je laisserai mes si-

-lences composer une mélodie

 

De ce duo ci

Prendre la clé de Sol

Sur papier glacis

Coucher nos paroles              

Chorus      
On s’aimera sans doute
Qui sait combien de temps
Durera notre route
Le chemin des amants
Et si des ciels d’hiver le blanc
Donne à nos cheveux sa couleur
J’aurais aimé plus de mille ans
Je n’aurais plus connu la peur
Jusqu’au bout de la route
J’aurais vécu sans doute

 

Et si

Dans ce monde ci

Fou et sans merci

Flottait comme un parfum de paradis

Et si

Soudain sans soucis

Je laissais mes si-

- lences composer la mélodie

Par Woogy - Publié dans : RIMES
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 14:55

Il libère les oiseaux du marché de Pékin
Il fait tomber la pluie pour les sorciers indiens
Il peut troquer ta vie contre un tapis volant
Il sait briser la glace du grand St Laurent

 Ceux qui l’ont vu

 Ne savent plus
Ne savent même plus ce qu’ils étaient avant        

 

Il fait des confettis des trafics de la mort
C’est lui qui vient la nuit pour changer ton décor
Quand il s’en va il s’envole avec tes sourires
S’il il est là pas question de le laisser partir

 Ceux qui l’ont vu

 Ne savent plus

Ne savent même plus ce qu’ils étaient avant        

 

         C’est un drôle d’animal

         Sorti du bocal

         D’une bulle de BD

         D’un éclat de cristal

         Il se dit en soupirs

         Ou en de longs discours

         Du meilleur ou du pire

         Nul n’en fera le tour
         Ailleurs, ici, partout

Son rêve est dans nos yeux
On le cherche il s’enfuit
Lui seul choisit le jeu
Les atouts et l’enjeu
Une heure un jour une vie
Il a tous les visages
Bourreau ou enchanteur
Il engendre le sage
Ou le serial killer
Les cœurs sont ses escales
Où enfin il dévoile
De sa terre natale
Le secret paradoxal
L’éternité des étoiles

Par Woogy - Publié dans : RIMES
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 14:53

Fine et joyeuse, droite comme un point d'exclamation et la tête à l'envers, elle allait d'un pas lent. Les passants, à l'ombre de leurs parapluies noirs et gris, l'air béat et surpris, levaient les yeux au ciel, se demandant d'où venait ce soleil qui se posait sur elle.

Elle marchait simplement à contre sens de leurs états d'urgence et leurs erreurs horaires, de leurs états drames hebdomadaires, de leur sinistrose chronique d'aquoibonisme anonyme et de leurs gémissements qu'ils se gémissaient sans fin dans de "Oh, ma brave dame, si vous saviez..."dont ils se moquaient bien.

Il est des jours d'été qui se font en hiver. Il suffit de si peu : juste d'un petit bonheur qui bondit d'une lettre, fleurit sur un sourire, s'entend à l'autre bout du monde, vous attend dans la main qui se tend, ou dans un coin d'épaule, là, juste à cet endroit où l'on voudrait s'enfouir tout entier et y faire son nid dans la douceur soudain trouvée.

Enfin un petit bonheur qui nous remet en vie!

Mais les petits bonheurs aiment jouer à cache-cache! Alors il faut chercher, apprendre et savoir les reconnaître pour enfin les cueillir, les laisser vivre libres et grandir au chaud, le temps qu'il leur faudra si ce sont des petits bonheurs migrateurs.

Combien d'entre eux passent à côté de nous, nous frôlent même la joue et nous murmurent des mots doux à l'oreille sans qu'on les remarque?

Ceux là s'en vont déçus et puis ils s'éteignent et se fanent comme les ailes d'une éphémère, fine fée de la nuit que l'aube trouve endormie.

Timides et fragiles, les miens ont peur du noir. Seules toutes les lumières qui habitent l'espoir leur montrent le chemin.

Parfois elles s'allument, souvent elles s'éteignent...

Mais depuis Vous, j'ai la tête à l'envers et je vais d'un pas lent, le nez en l'air, la basket légère, comme tout a l'air vivant!

Je n'ai pas vu de parapluies ouverts, ou noirs ou bien gris. Mais j'ai souri. J'ai parlé aux passants: même parler de la pluie, ça vous fait du beau temps!

Je promène mon petit bonheur qui me remet envie!

Il grandit à l'intérieur comme une fleur du maquis, depuis que je vous ai au coeur, Vous que j'appelle Amie Ami...Mais ne partez pas si loin d'ici!... Et surtout

Surtout, prenez grand soin de Vous!

Par Woogy - Publié dans : VIE APRES VIE
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Mardi 1 février 2011 2 01 /02 /Fév /2011 14:49

Petits pieds de lutin
Fous de curiosité
Maladroits, incertains
Ont envie de marcher

Les deux poings en avant
Tu avances le pas
Ce pays bien trop grand
Est ton premier combat

Tes yeux ont les reflets
De ce monde infini
Qui, dans tes rêves, renaît
Et t'appelle jusqu'à lui

Tu te lances et rejoint
L'univers des géants
Mais tes tendres câlins
Ont résisté au temps

Petits pieds mon trésor
Tes treize ans vont sonner
Mon enfant, mon Victor
Tes rires sont mes étés

De ton tout premier jour
Jusqu'à ma dernière heure
Mon immortel amour
Se bat pour toi mon coeur

Par Woogy - Publié dans : RIMES
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